Dire que les Belges sont réticents au changement, c’est enfoncer une porte ouverte. Une courte majorité des visiteurs d’événements belges estime que les outils numériques rendent les événements plus efficaces et mieux organisés. Mais on constate de nettes différences entre les visiteurs flamands, bruxellois et wallons. C’est ce qui ressort des résultats de la grande enquête publique menée par Event Confederation en collaboration avec son partenaire de recherche iVOX auprès de 1 000 Belges en juillet 2026.
Différences régionales dans l’adoption des technologies événementielles
Les visiteurs d’événements bruxellois sont nettement plus ouvert aux technologies événementielles innovantes. Près de 6 Bruxellois sur 10 n’ont aucun problème à partager leurs données pour une meilleure expérience événementielle. La différence est significative chez les visiteurs flamands et wallons : seuls 33 % et 34 % d’entre eux respectivement se disent prêts à partager leurs données. Ces deux derniers groupes cibles font également preuve d’une plus grande méfiance à l’égard de l’utilisation de l’intelligence artificielle lors des événements, ce qui est indiqué par un peu moins de 70 % des personnes interrogées. La majorité des Bruxellois partagent également cette méfiance, mais dans une moindre mesure (55 %).
Inquiétudes concernant la vie privée et les données
Nous constatons parmi les répondants une prise de conscience plus marquée concernant tout ce qui touche aux données et à la sécurité de celles-ci. Pas moins de 54 % des Belges s’inquiètent de la manière dont leurs données sont utilisées lors des événements. Pourtant, ce constat contraste fortement avec leurs habitudes en matière de lecture des déclarations de confidentialité. Près de 69 % ne lisent (presque) jamais comment les données sont utilisées lors des événements. Le caractère souvent très juridique de ces textes constitue manifestement un frein. Seuls 36 % des Belges sont réellement prêts à partager leurs données pour une meilleure expérience événementielle.
Réticence face à un excès de technologique
3 visiteurs d’événements sur 4 en Flandre et en Wallonie préfèrent des événements simples, sans trop de technologie. À Bruxelles, ce chiffre n’est que de 3 visiteurs sur 5. De plus, seuls 23 % des Flamands déclarent qu’ils seraient davantage enclins à participer à un événement misant sur les nouvelles technologies, contre 39 % à Bruxelles.
Le contact humain reste important
Les trois quarts des Belges accordent de l’importance aux événements « simples », sans trop de technologie. Seuls 27 % d’entre eux estiment que la technologie améliore davantage leur expérience événementielle que le contact humain. 60 % ne sont pas d’accord avec cette affirmation. Pas moins d’un Bruxellois sur deux apprécie l’utilisation d’applications événementielles pour la planification, le réseautage ou l’information. Là encore, nous constatons une différence marquante avec la Flandre (29 %) et la Wallonie (34 %).
Le constat est donc clair : alors que le secteur événementiel mise plus que jamais sur la numérisation, l’innovation et la technologie, les visiteurs restent encore relativement méfiants et réticents. Plus révélateur encore : 56 % des visiteurs belges décrochent lorsqu’un événement devient trop technologique ou trop complexe.
Photo réalisée avec l’IA



