Au cours des cinq dernières années, Event Confederation est passée d’une cellule de crise mise en place lors du lockdown en pleine crise du coronavirus à une organisation patronale à part entière, dont le cœur battant est un centre de connaissances solidement développé, à partir duquel elle mène des actions de lobbying, diffuse abondamment des informations et rassemble les entrepreneurs pour qu’ils partagent leurs connaissances et tissent des liens.
Aux côtés de centaines de membres, de partenaires et de nombreuses parties prenantes, nous œuvrons quotidiennement à la professionnalisation de notre secteur événementiel belge. Et il ne s’agit pas uniquement d’organisateurs d’événements, mais aussi, pour près 4/5eme, de fournisseurs. Désormais, les décideurs politiques, la presse et nos clients ont également pris conscience du fait que chaque événement mobilise en moyenne dix fournisseurs, qu’il s’agisse de soutien technique ou non technique, de lieux événementiels, de personnel ou de restauration.
Afin de mieux faire connaître notre secteur au grand public, nous travaillons avec notre partenaire de contenu à une campagne média à grande échelle expliquant pourquoi choisir, collaborer et travailler dans le secteur événementiel belge. Nous avons hâte de vous présenter cette campagne dès cet automne.
Plus que jamais, notre secteur a besoin de cadres clairs afin qu’une politique adaptée au secteur événementiel puisse enfin être mise en œuvre. Et cela commence par une définition de qui nous sommes. Chaque cabinet, ministère, agence ou même service public a désormais sa propre définition, ou plutôt sa propre interprétation, de notre secteur. Les uns qualifient le secteur événementiel de « technologie du divertissement », les autres de « secteur culturel et créatif » et d’autres encore de « médias et divertissement ». Les professionnels du secteur font remarquer à juste titre qu’on ne s’y retrouve plus. C’est pourquoi de plus en plus d’organisateurs et de fournisseurs se tournent vers Event Confederation pour trouver structure, clarté et soutien au milieu de ce chaos.
Le fait que notre secteur ne se limite pas aux événements publics ou aux technologies axées sur le divertissement nécessite apparemment encore (trop) souvent quelques explications, non seulement à l’intention des décideurs politiques, mais aussi dans le cadre du dialogue social. Et c’est frustrant. Car presque tous les dossiers auxquels notre secteur est confronté découlent d’une confusion quant à ce que sont ou ne sont pas les événements, et quant à la manière dont nous nous positionnons, sur le plan politique, par rapport au secteur culturel. Aujourd’hui, l’interprétation officieuse veut que la culture désigne le secteur des événements subventionnés. Mais cela conduit alors à des débats du type : « Un concert d’Angèle relève-t-il de la culture ou est-ce un événement ? » C’est complètement absurde, comme l’explique notre directeur de la confédération dans cet enregistrement réalisé lors de la journée portes ouvertes des entreprises de Voka.
Mais nous ne nous contentons pas de traiter les symptômes dans les dossiers de lobbying. Nous sommes avant tout une organisation associative qui rassemble, représente, défend et informe le secteur. Nous rassemblons aussi bien des fédérations et des organisations que des indépendants du secteur. Avec notre nouveau Conseil d’administration et notre équipe élargie du Daily Office, nous sommes déjà bien partis pour les années à venir. Mais soyons honnêtes : il faudra au moins doubler le nombre de nos membres et de nos collaborateurs si nous voulons pouvoir traiter certains dossiers en profondeur. La voix de notre secteur événementiel doit être plus forte et plus puissante, mais aussi, et surtout, plus unifiée. C’est pourquoi nous organisons chaque trimestre une enquête sectorielle. Sur la base des contributions de nos professionnels, nous nous rendons dans les cabinets ministériels, nous ouvrons des portes et nous nous faisons entendre. C’est pourquoi nous vous invitons chaleureusement à répondre à cette enquête.
Mais ce que nous aimons par-dessus tout, c’est rassembler les acteurs de notre secteur, afin de leur permettre de partager leurs connaissances et de renforcer leurs réseaux. C’est pourquoi, ces derniers temps, nous avons non seulement organisé de nombreuses réunions, y compris entre nos différents clusters, mais nous attendons également avec impatience notre grand rendez-vous de 2026 : ECHO 26. Cette année, ce congrès pour le secteur événementiel belge se tiendra le 9 décembre à la Corda Arena de Hasselt. L’avenir de notre secteur, mais aussi les opportunités en matière d’innovation et de technologie y seront partagés et mis en avant.
Ce fut pour moi un immense privilège d’être la première présidente d’Event Confederation. Notre nouveau conseil d’administration élira bientôt un nouveau président et c’est avec plaisir que je passerai le flambeau à un nouveau collègue de notre beau secteur événementiel. Je tiens donc à remercier chaleureusement nos membres du Conseil d’administration, tant les nouveaux que ceux qui quittent leurs fonctions, pour leur excellente collaboration au cours des dernières années, mais surtout nos membres pour leur confiance et leur engagement. En tant qu’ASBL indépendante et non subventionnée, Event Confederation ne peut mener à bien ses missions qu’avec le soutien de ses membres. J’espère que nous pourrons à nouveau compter massivement sur votre soutien l’année prochaine.
Vinciane Morel de Westgaver | Présidente Event Confederation



