Extension des flexi-jobs à tous les secteurs approuvée

Jeudi soir, le Parlement a adopté le projet de loi du ministre de l’Emploi, David Clarinval, qui étend les flexi-jobs à tous les secteurs à compter du 1er juillet. Ceux qui souhaitent travailler davantage pour gagner plus le pourront, sous réserve des restrictions prévues pour certaines professions réglementées.

Position de l’Event Confederation

Cette mesure répond à la demande de nombreux employeurs et apporte également une solution aux pénuries de main-d’œuvre qui freinent de nombreux secteurs. Dans le secteur événementiel également, il existe, pendant les périodes de pointe, une pénurie pour de nombreux postes, que les flexi-jobs peuvent venir compléter de manière adéquate.

Pourtant, la position d’Event Confederation concernant les flexi-jobs est double. Pour certaines fonctions de notre secteur, les flexi-jobs peuvent répondre à la demande, notamment pour le personnel à mobiliser rapidement (agents d’accueil et de vestiaire, équipe de parking, etc.). En revanche, cela peut prêter à débat pour les fonctions exigeant une spécialisation professionnelle (par exemple, les experts en audiovisuel). Il convient de veiller en permanence à l’équilibre entre l’aspect économique, d’une part, et la flexibilité, d’autre part.

Pour davantage de flexibilité sur le marché du travail

David Clarinval souligne qu’après la mise en place du nouveau régime des heures supplémentaires volontaires et la réintroduction de la période d’essai, cette réforme constitue une nouvelle étape importante pour assouplir le marché du travail, rendre le travail plus rémunérateur et renforcer la compétitivité de nos entreprises.

Selon le ministre de l’Emploi, les flexi-jobs sont un succès. Au troisième trimestre 2025, plus de 181 000 salariés occupaient un flexi-job, pour un total de plus de 212 000 contrats. Au cours de l’été 2025, le nombre de salariés occupant un flexi-job a augmenté de 16 % et le nombre de flexi-jobs de 17 % par rapport à l’année précédente. Cette augmentation est observable dans tous les secteurs, le secteur de l’hôtellerie et de la restauration restant le principal utilisateur.

Les flexi-jobs ne remplacent pas l’emploi classique

Les données de l’ONSS apportent également une réponse au principal reproche formulé à l’encontre du système : 83 % des personnes exerçant un flexi-job ont une activité principale représentant au moins 95 % d’un emploi à temps plein. Les flexi-jobs ne remplacent donc pas l’emploi classique. Ils viennent le compléter, à la demande des travailleurs eux-mêmes.

La réforme permet de recourir aux flexi-jobs dans tous les secteurs, dans le respect des règles applicables aux professions protégées. Le système reste attractif : la cotisation patronale reste fixée à 28 % et le revenu annuel maximal est porté à 18 000 euros.

Exclusion de certains secteurs

Les partenaires sociaux conservent un rôle important, puisqu’ils ont la possibilité d’encadrer, de limiter ou d’exclure les flexi-jobs au niveau sectoriel. Ils pourront exclure ou réglementer les flexi-jobs par le biais d’une clause d’exclusion (opt-out), et opter à nouveau pour une clause d’inclusion (opt-in) s’ils le souhaitent. Le texte prévoit également la possibilité de limiter le volume des flexi-jobs à un pourcentage du travail total dans le secteur des soins de santé et de l’accueil des enfants.

Plafond salarial et compléments

Le texte apporte également des précisions concernant le plafond salarial : dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, le salaire « flexi » est fixé à 21 euros de l’heure ; dans les autres secteurs, le plafond de 150 % s’applique uniquement au salaire de base, et non plus à l’ensemble du salaire « flexi », primes et indemnités comprises. Les travailleurs flexi-job pourront bénéficier des mêmes primes que les autres salariés, mais les primes artificielles visant à contourner le système restent interdites. Des adaptations pragmatiques sont également prévues en ce qui concerne les travailleurs intérimaires et les entreprises liées.

Une évaluation sera réalisée un an après l’entrée en vigueur.