Abandonnez l’indexation en centimes et optez pour une indexation réaliste

Event Confederation, en tant qu’organisation patronale, demande la suppression définitive de l’indexation en centimes. Cette nouvelle mesure, qui entrerait en vigueur à partir du 1er juin 2026, risque également de faire peser sur le secteur événementiel une érosion supplémentaire de la structure salariale, un handicap croissant en matière de coûts salariaux, un frein à la croissance de la productivité ainsi que des charges administratives additionnelles.

Un frein au talent et à la productivité

La critique porte principalement sur la décision fédérale de ne pas accorder de saut d’indexation en 2026 et 2028 pour les salaires supérieurs à 4 000 €. Le secteur partage l’analyse du professeur Gert Peersman (Université de Gand). L’index des centimes est une augmentation d’impôt déguisée qui va à l’encontre du principe selon lequel le travail doit être rémunérateur. Notre pays est déjà confronté à une structure salariale plate. L’index des centimes l’aplatit encore davantage, ce qui sape la motivation pour la productivité et l’épanouissement personnel.

Accord historique entre les partenaires sociaux

Par ailleurs, Event Confederation soutient les mesures structurelles proposées concernant le calcul de l’indice, sur lesquelles les partenaires sociaux sont parvenus à un accord « historique ». La proposition vise à préserver le tarif social de l’énergie, qui vise à apporter une aide temporaire et sélective aux plus vulnérables, et à ce que, dans le calcul de l’indice :

  • il soit tenu compte de tous les contrats de gaz et d’électricité en cours (fixes et variables) plutôt que des seuls nouveaux tarifs, souvent plus élevés ;
  • de travailler avec une moyenne sur 12 mois afin de rendre l’indice de santé plus résistant aux chocs et d’éviter les pics artificiels des coûts salariaux qui nuisent à la compétitivité des entreprises belges.

Une indexation plus progressive, mieux adaptée à la réalité économique de nos pays voisins, est cruciale. Elle éviterait que notre secteur ne se retrouve lui aussi confronté à un handicap en matière de coûts salariaux, qui devrait ensuite être corrigé par des années de modération salariale.

Event Confederation exhorte le gouvernement à trancher rapidement la question politique, afin que tant les employeurs que les salariés sachent à quoi s’en tenir. Car tant qu’aucune décision politique n’aura été prise, nos entreprises événementielles continueront elles aussi à être confrontées à des coûts imprévisibles.