La crise de l’énergie impose des mesures de soutien temporaires

Le secteur événementiel belge est aussi confronté à des hausses sans précédent des coûts salariaux en raison de la crise de l’énergie (gaz naturel : +34,5 % ; électricité : +10,5 %). Afin d’amortir ce choc, le gouvernement et les partenaires sociaux ont formulé diverses actions, ambitions et quelques mesures de soutien temporaires.

Le gouvernement a débloqué une enveloppe de 80 millions d’euros pour un soutien ciblé et temporaire (durée provisoire de 3 mois) :

  • Trajets domicile-travail (mai-juillet) : compensation des hausses jusqu’à 20 % (max. 10 centimes/km) sous forme de crédit d’impôt.
  • Déplacements professionnels : augmentation de l’indemnité kilométrique forfaitaire pour les déplacements professionnels effectués avec son propre véhicule au deuxième trimestre 2026 (applicable au secteur public et au secteur à but non lucratif).

Une partie importante de l’aide vise à alléger les frais de déplacement des salariés pour la période allant de mai à juillet 2026. Les employeurs sont encouragés (mais pas obligés) à augmenter ou à mettre en place cette intervention. Les cartes carburant sont toutefois exclues de cette mesure.

Attention : l’expérience montre que les employeurs sont réticents à augmenter ces interventions, car il est difficile de revenir en arrière par la suite. Il est conseillé d’informer clairement les salariés à l’avance qu’il s’agit d’une mesure purement temporaire.

  • Chauffage aux combustibles fossiles : la modification des accises est reportée au 1er août 2026. Une aide supplémentaire peut être obtenue via le Fonds social mazout et le Fonds gaz et électricité.
  • Indépendants (cf. circulaire) : les cotisations sociales du premier semestre 2026  peuvent être reportées d’un an via une procédure simplifiée, à condition de pouvoir démontrer que l’entreprise a été touchée par la hausse des coûts énergétiques (= report et non annulation).

Outre les mesures de soutien directes, les pouvoirs publics misent sur des interventions structurelles visant à rééquilibrer le marché et à modérer la consommation d’énergie :

  • Du côté de l’offre : renforcement de l’approvisionnement énergétique, notamment l’énergie éolienne offshore, la capacité nucléaire, la lutte contre la congestion du réseau, la diversification de l’approvisionnement en gaz et le stockage stratégique de gaz.
  • Du côté de la demande : campagnes de sensibilisation à la consommation rationnelle d’énergie et au comparateur de prix de la CREG, adaptation de la consommation d’énergie dans les bâtiments publics, encouragement du télétravail (sans obligation), promotion du covoiturage et de l’éco-conduite, et stimulation des transports publics.