La dernière étude comparative de My Impact Tool dresse un portrait nuancé du secteur événementiel. En Belgique aussi, largement représentée dans les données, on observe non pas une progression linéaire, mais un secteur qui s’adapte, se réajuste et repart progressivement.
Ralentissement
Après plusieurs années où la durabilité occupait une place centrale, 2025 a marqué un net ralentissement. Pressions économiques et nouvelles priorités ont conduit à des ambitions revues à la baisse et à une mesure de l’impact moins systématique. Pourtant, le constat n’est pas pessimiste. En 2026, le besoin de transparence et de preuves se renforce. Les organisations veulent non seulement agir, mais aussi démontrer leurs efforts.
Le principal défi reste la mobilité. Les déplacements représentent la plus grande part des émissions et rendent les événements internationaux nettement plus impactants que les événements locaux. C’est précisément là que la Belgique dispose d’un avantage. Grâce à sa position centrale et à son réseau ferroviaire dense, le secteur peut plus facilement évoluer vers des solutions de transport plus durables. Agir sur la mobilité, c’est activer le levier le plus efficace.
Autre constat : les événements tendent à être plus petits, sans pour autant être plus durables. Moins de participants signifie souvent plus d’émissions par personne. L’efficacité et la conception intelligente priment donc sur la taille seule.
Progrès
En revanche, des progrès concrets sont visibles en matière de circularité. Le secteur évolue vers davantage de réutilisation, une production plus raisonnée et moins de gaspillage. Des avancées notables apparaissent notamment dans le décor, la signalétique et les lieux. Les goodies, quant à eux, perdent du terrain au profit de choix plus pertinents et durables.
Ces améliorations ne nécessitent pas toujours des transformations complexes. Des décisions simples peuvent déjà faire une réelle différence : privilégier une alimentation végétarienne, des produits locaux, des matériaux réutilisables ou encore le train plutôt que l’avion. Autant de choix concrets qui influencent directement l’impact.
L’inclusion continue également de progresser, avec un score global élevé. Cela témoigne d’une attention réelle portée au sujet. Néanmoins, certains points restent sensibles. La diversité des intervenants progresse peu et certaines dimensions de l’inclusion restent dépendantes du contexte externe. L’inclusion demande donc un engagement constant et une intégration structurelle dans la conception des événements.
Défi
Enfin, la biodiversité reste le thème le plus en retrait. Si la prise de conscience progresse, elle se traduit encore trop peu en actions concrètes. Son impact est moins visible, mais tout aussi essentiel.
Pour le secteur événementiel belge, les priorités sont claires : concentrer les efforts là où l’impact est le plus fort. Réduire l’empreinte liée à la mobilité, renforcer la circularité, maintenir les efforts en matière d’inclusion et, surtout, mesurer pour mieux progresser. Le secteur dispose de solides atouts. Il s’agit désormais de les activer de manière cohérente et durable.



