Le secteur événementiel belge continue de fonctionner, d’organiser et de créer des liens, mais ressent clairement la pression d’un contexte économique difficile. C’est ce qui ressort de l’étude sectorielle menée en avril 2026 par Event Confederation, en collaboration avec son partenaire de recherche iVOX, auprès de 96 professionnels de l’événementiel. Les résultats montrent un secteur qui ne s’arrête pas, mais qui a besoin de plus de clarté, de simplification et de soutien structurel.
Bien qu’un plus grand nombre de professionnels de l’événementiel (principalement des freelances) signalent une baisse plutôt qu’une hausse de divers indicateurs économiques, ce recul est moins marqué qu’à la même période l’année dernière. Cela témoigne d’une certaine résilience, mais aussi d’une certaine prudence. 53 % des professionnels de l’événementiel indiquent que le nombre de commandes est inférieur à la normale.
Le secteur reste actif, mais la confiance est mise à mal
Le taux d’occupation des organisations s’élève en moyenne à 78 % de la capacité actuelle, en incluant les collaborateurs permanents et les freelances. Parallèlement, les professionnels de l’événementiel attribuent en moyenne une note de 6 sur 10 à leur confiance en l’avenir, un score inférieur à celui des trimestres précédents.
Les perspectives restent également prudentes. 76 % des professionnels de l’événementiel interrogés s’attendent à ce que le climat économique du sector événementiel belge se détériore. 80 % ne prévoient pas d’augmentation des plans d’investissement au sein de leur propre organisation. Pourtant, l’étude montre également que le secteur ne freine pas. Près d’un professionnel de l’événementiel sur trois s’attend même à une augmentation du nombre d’employés au sein de sa propre organisation.
La professionnalisation passe par une voix forte
Les résultats montrent avant tout que les professionnels de l’événementiel ont besoin d’un défenseur de leurs intérêts qui pèse. C’est précisément pour cette raison qu’Event Confederation a été créée pendant la crise du coronavirus : pour unir un secteur fragmenté, lui donner de la visibilité et le défendre. Les professionnels de l’événementiel réclament notamment des mesures concernant les flexi-jobs, la simplification de la réglementation, le recours aux bénévoles, des mesures fiscales, la création d’un comité paritaire qui leur soit propre, des assurances abordables et des règles plus uniformes. La communication, le partage des connaissances, le réseautage et un code de conduite clair sont également mis en avant comme des priorités.
Les événements ne sont pas un luxe, mais des moteurs économiques et sociaux
Le secteur événementiel belge est source d’emplois, de rencontres, de culture, de croissance économique, de tourisme et de dynamisme local. En ces temps économiques difficiles, il est donc important de ne pas considérer les événements comme un élément secondaire, mais comme un levier de cohésion et d’activité économique.
« Event Confederation souhaite continuer à mettre l’accent, dans la période à venir, sur la concertation avec les décideurs politiques, la professionnalisation accrue du secteur et des solutions concrètes qui renforcent les organisateurs, les fournisseurs et les freelances. Les chiffres montrent que notre secteur est résilient, mais aussi que cette résilience ne va pas de soi », déclare Event Confederation. « Ceux qui souhaitent que la Belgique reste un pays fort en matière d’événements doivent également veiller à mettre en place un cadre permettant d’organiser des événements professionnels, abordables et sûrs. »
Event Confederation vise à passer à la vitesse supérieure
Pour Event Confederation, cette étude confirme la nécessité d’une approche structurelle. Le secteur ne réclame pas de traitement de faveur, mais bien la reconnaissance de sa réalité spécifique : travail par projet, pics d’activité, dépendance vis-à-vis des freelances, réglementation complexe et coûts croissants. C’est pourquoi Event Confederation continue de mettre l’accent sur le lobbying, une communication claire, le partage des connaissances et la concertation avec les pouvoirs publics. L’ambition est claire : construire un écosystème événementiel plus fort, plus professionnel et pérenne, dans lequel les organisateurs et les fournisseurs peuvent continuer à exercer leurs activités, les visiteurs peuvent continuer à vivre des expériences et la Belgique peut continuer à se profiler comme une destination événementielle.



