Bruxelles doit vibrer

Event Confederation s’est entretenu avec la députée bruxelloise Imane Belguenani et l’échevin bruxellois Frederik Ceulemans au sujet de l’avenir des événements dans notre capitale et de la manière dont les pouvoirs publics doivent trouver un meilleur équilibre entre qualité de vie et dynamisme.

À Bruxelles aussi, tout le monde doit pouvoir bien vivre. Mais la ville doit aussi être vivante. Une ville qui offre un espace pour les rencontres, les expériences, la culture, le sport et la créativité. Bruxelles est la capitale de l’Europe. Cela doit se voir, s’entendre et se sentir.

Bien que le « secteur événementiel » en tant que tel ne soit pas aujourd’hui un secteur officiellement reconnu dans notre pays – sans cadres politiques clairs, interlocuteurs précis ou soutien structurel comme dans d’autres secteurs – il s’agit en réalité d’un écosystème vaste et diversifié d’organisateurs, de fournisseurs, d’institutions culturelles, d’experts techniques, de lieux d’accueil, d’agences de marketing, de villes et de communes. Il représente des milliers d’emplois et constitue un moteur économique et social important.

C’est précisément parce qu’il s’agit d’un ensemble aussi fragmenté que notre secteur se heurte à un enchevêtrement de règles et à un manque de vision à long terme. À Bruxelles, plusieurs niveaux politiques sont impliqués, sans interlocuteur clair. Ce qui manque, c’est la transparence et la responsabilité politique.

Les normes et les nuisances sonores restent un obstacle

Un point sensible a été au centre de cette discussion : les normes sonores. Depuis un arrêt rendu par le Conseil d’État en 2024, les bourgmestres bruxellois ne peuvent plus accorder d’exceptions aux règles régionales en matière de bruit. Depuis lors, les événements en plein air sont soumis à une limite sonore très stricte, quasi impossible à respecter. Les organisateurs risquent de lourdes amendes, voire la perte de leur permis. La conséquence ? Un climat d’incertitude dans lequel certains événements sont pris pour cible.

Event Confederation appelle à plus de transparence et à des règles applicables. Pourquoi les salles de fête en Flandre peuvent-elles demander une dérogation dix fois par an, et pas à Bruxelles ? Organiser un événement à Bruxelles devient également de plus en plus complexe. Quiconque souhaite aujourd’hui organiser un événement culturel, sportif ou économique se heurte trop souvent à des obstacles administratifs.

Bruxelles a pourtant tout pour être la capitale européenne des événements. Mais son potentiel n’est pas suffisamment exploité. Des sites importants tels que le Parc du Cinquantenaire, la Grand-Place ou le Heysel sont difficilement accessibles pour les événements publics. Entre-temps, Brussels Expo perd du terrain par rapport à des villes comme Paris, Cologne ou même Bruges. La qualité et l’accessibilité font la différence. Bruxelles doit oser miser à nouveau sur ces atouts.

Collaborer pour une approche tournée vers l’avenir

Nous devons évoluer vers une vision qui permette ce qui est possible. Dans le respect du quartier, mais aussi en laissant place à la créativité et à l’expérience. Cela nécessite une concertation entre les pouvoirs publics, le secteur et les habitants. L’importance économique du secteur événementiel ne doit pas être sous-estimée. Le principe de Agent of Change, actuellement à l’étude au Parlement bruxellois, est donc un pas dans la bonne direction. Quiconque s’installe à proximité d’une source sonore existante ne peut s’en plaindre a posteriori. Cela garantit une plus grande sécurité juridique pour les organisateurs et les habitants.