Le harcèlement moral au travail peut avoir des conséquences graves. C'est pourquoi le groupe de recherche UGent@work a mené une enquête auprès d'un millier de travailleurs flamands sur le harcèlement moral au travail. Les résultats ont été publiés la semaine dernière.
L'étude montre que le harcèlement au travail est très répandu : pas moins d'un travailleur sur trois (32,9 %) déclare avoir déjà été victime de harcèlement. Un salarié sur seize (6,1 %) déclare être actuellement victime de harcèlement. 43,1 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà été témoins de harcèlement au travail. 7,6 % des salariés flamands admettent avoir déjà harcelé quelqu'un au travail, même si ce chiffre est probablement inférieur à la réalité.
Ce sont surtout les collègues directs qui se rendent coupables de harcèlement. Cela peut prendre plusieurs formes : médire dans le dos de quelqu'un, faire des remarques blessantes sur la vie privée d'une personne, dissimuler délibérément des informations, ignorer ou exclure quelqu'un, etc. Ce sont également les formes les plus courantes de harcèlement au travail.
La raison du harcèlement semble être principalement la rivalité ou le mécontentement lié à la fonction au sein de l'équipe. D'autres facteurs tels que le genre, l'orientation sexuelle, l'origine ethnique, l'apparence physique ou la religion ne semblent guère jouer un rôle. Ce sont surtout des facteurs tels que la charge de travail excessive, un climat social négatif ou un manque de participation qui créent une atmosphère de travail hostile.
43,8 % des travailleurs flamands qui ont déjà été victimes de harcèlement au travail ont quitté leur emploi pour cette raison. Comme il est déjà suffisamment difficile de trouver et de conserver de bons employés, c'est donc un sujet dont les employeurs doivent absolument se préoccuper. Cela vaut également pour notre secteur, car l'étude montre également que les femmes sont plus souvent victimes de harcèlement et que le risque est le plus élevé dans les secteurs dominés par les hommes. C'est toujours le cas dans nos coulisses (voir également l'étude Wellbeing of Female Crew Members in the European Live Music Industry de WILM).
Mais il y a de l'espoir. L'étude montre que le risque de harcèlement est moindre dans les entreprises où la proportion hommes-femmes est plus équilibrée. Raison de plus pour en tenir compte lors du recrutement de nouveaux employés.
Découvrez tous les résultats de l'enquête ici (en néerlandais).
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Image générée par IA.



